L’orthopédagogue et l’effet Pygmalion

La motivation scolaire dépend aussi de ce qu’on ne voit pas…voici un poème que je viens d’écrire:

Il était une fois un élève pour qui l’école n’était pas facile

Il étudiait tous les soirs, toutes les nuits, avec ses petits yeux fragiles

Ses amis avaient des notes phénoménales

Ils n’étudiaient que très peu…

Avec tous ses efforts, il se contentait d’une note banale

Plusieurs le croyaient paresseux

Puis vint le jour où il sentit qu’on ne croyait plus en lui

À quoi ça sert, dit-il, je suis paresseux et pourri

Il n’étudiait plus et ses notes, en dégringolant,

Furent comme un sentier dont on prédit le néant

Il s’enfuit dans la forêt et rencontra un magicien

Il dit ”je vais faire apparaître des gens qui croient en toi”

Puis, l’enfant eut une raison de bien faire, mine de rien

Et sa famille criait sa réussite sur tous les toits.

Les parents, l’école et le voisinage étaient étonnés

De savoir comment, en si peu de temps, quelqu’un pouvait changer

Puisqu’ on a appris que l’on récolte ce que l’on sème…

Et le magicien de répondre, avec un air de vieux sage:

”Ni le soleil, ni l’eau ne venaient en aide à des fleurs aussi banalisées.

Je vais vous révéler le vieil adage

Ce qu’on a montré à l’enfant, c’est de croire en lui-même”

La morale de cette histoire, c’est que quand on croit en nos jeunes, ils peuvent nous surprendre.

Valérie Desroches

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